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La Réconciliation Et Vous : Journée Du Chandail Orange

La Réconciliation Et Vous : Journée Du Chandail Orange

Que vous soyez en congé ou non, le 30 septembre est une journée importante pour tous(toutes) les Canadien(ne)s, car elle nous permet de composer avec la politique raciste de génocide culturel pratiquée à l’encontre des peuples autochtones.

Officiellement Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, elle est aussi connue sous le nom de Journée du chandail orange, un nom qui vient d'une survivante de l'un des pensionnats que les enfants autochtones étaient obligé(e)s de fréquenter après avoir été soustrait(e)s à leur famille, souvent contre la volonté de leurs parents.

Sa grand-mère a donné à Phyllis Webstad, membre de la Première nation Stsweccem'c Xgat'tem en Colombie-Britannique, un chandail orange à porter le premier jour de son séjour au pensionnat. Mais, Phyllis a été dépouillée de ses vêtements, notamment le chandail orange, qui ne lui a jamais été rendu.

Le 30 septembre a été déclaré jour férié pour les travailleurs(euses) régi(e)s par le Code canadien du travail. Les travailleurs(euses) régi(e)s par la loi ontarienne peuvent avoir droit à un jour de congé si leur convention collective contient une disposition telle que « d'autres jours fériés qui peuvent être déclarés par les gouvernements locaux, provinciaux ou fédéraux».

Pour toute question sur vos droits prévus par votre convention collective, veuillez communiquer avec votre section locale du SEPB ou le(la) spécialiste des relations de travail du SEPB-Ontario.

Espérons que le gouvernement de l'Ontario fera bientôt ce qu'il faut et ajoutera la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation à la liste des jours fériés accordés à tous(toutes) les travailleurs(euses) en vertu de la Loi sur les normes d'emploi.

En attendant, nous pouvons tous(toutes) participer à la réconciliation.

Le 30 septembre, portez votre chandail orange !

Plusieurs Premières nations, municipalités et organismes communautaires organiseront des événements le 30 septembre (en journée ou en soirée) ou les jours qui précèdent ou qui suivent. Il y en aura probablement près de chez vous. En faisant acte de présence, vous pouvez, vous aussi, participer à la réconciliation.

La privatisation des soins de santé en Ontario – Partie 1

La privatisation des soins de santé en Ontario – Partie 1

L'assurance-maladie, source de fierté nationale au Canada, est un système à payeur unique financé par l'État. Les partisans de la privatisation des soins de santé estiment que les soins de santé privés devraient pouvoir fonctionner parallèlement au régime public d'assurance-maladie du Canada. Parmi les pays membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDÉ), où les soins de santé sont financés par l'État, le Canada se situe dans la moyenne avec une répartition des dépenses de santé entre le public et le privé de 70 % et 30 % respectivement. Il n'y a pas si longtemps, la quasi-totalité des soins médicaux canadiens relevait de la sphère publique. Une privatisation plus poussée du système de santé canadien détournera les talents et les ressources du système de santé publique déjà surchargé du Canada. Plusieurs partisans de la privatisation accrue des soins de santé soutiennent que les soins de santé privés devraient être autorisés à fonctionner parallèlement au système public d'assurance-maladie du Canada.

Les Ontariens devraient être conscients et préoccupés par la poursuite de la privatisation des services sociaux et publics que le gouvernement Ford continue d'imposer à la population. Ce dernier prétend que la privatisation permettra aux contribuables d’économiser de l'argent, alors qu'il existe de nombreuses preuves que ce n’est pas le cas et que la privatisation se traduit presque toujours par une baisse de la qualité des services. Parmi les exemples de privatisation par le gouvernement provincial actuel, citons la sous-traitance du rôle de coordination des soins à domicile et la poursuite de la privatisation des foyers de soins de longue durée. Le gouvernement Ford cherche à privatiser 18 000 lits de soins de longue durée au cours des trente (30) prochaines années. Il a également adopté une loi visant à privatiser les parties restantes des soins à domicile. Le gouvernement Ford a aussi élargi le rôle que joue le secteur privé dans le dépistage et la vaccination contre la COVID-19.